Frères et sœurs la fête que nous célébrons le 1er novembre de chaque année est grande. Elle est l’aboutissement de l’espérance que nous célébrions dimanche dernier, espérance de ces hommes et femmes qui en leur temps ont vécus dans ce monde où nous sommes. Les saints ce sont nos frères et sœurs qui ont espérés contre toute espérance c’est à dire qui durant leur vie sur terre ont mis leur confiance en Dieu seul. Ce sont ces hommes et ces femmes de tous les temps de tous horizons qui ont traversés toute sorte d’épreuve en ayant pour unique boussole la croix du Christ. L’Eglise nous propose de regarder ces amis de Dieu comme ceux en qui la croix du christ a tenue toutes ses promesses : « quand j’aurais été élevé de terre j’attirerai à moi tous les hommes. A travers ce que la liturgie d’aujourd’hui nous propose, essayons de suivre ce chemin que ces amis de Dieu ont suivi avant nous pour qu’en nous aussi la croix du Christ source de toute sainteté tienne toutes ses promesses.
Le saint un chercheur de Dieu
« Voici le peuple immense de ceux qui t’ont cherché » Ce refrain du psaume traduit bien ce qui est essentiel dans la vie des saints. Le saint c’est un chercheur de Dieu. Cette recherche de Dieu est peut être la quête la plus fondamentale dans le cœur de l’homme. Elle peut être plus ou moins consciente. Mais lorsque l’homme cherche le bonheur comment ne pas comprendre qu’il cherche ultimement Dieu. Les saints sont ceux là qui ont compris à un moment de leur existence que leur recherche du bonheur c’était une quête de Dieu. Cette recherche de Dieu c’est l’engagement inconditionnel pour l’amour, la charité. Il y a quelques jours lors d’une réunion un prêtre nous racontait cette petite histoire sur Mère Térésa de Calcutta : cette dernière était partie aux Etats-Unis et elle avait une rencontre avec des chefs d’entreprise. Au cours de cette rencontre un d’entre eux se lève et lui pose cette question : que puis je faire pour vous aider ? Mère Térésa lui fit cette réponse : aimes ta femme ; ce patron pas satisfait de la réponse reposa la même question une deuxième fois puis une troisième fois et à chaque fois la mère lui fit la même réponse. A travers cette histoire nous pouvons comprendre que le saint c’est celui qui cherche Dieu à travers l’amour. Dieu est amour et ne peut le trouver que celui qui cherche l’amour. Ce chercheur de Dieu qu’a été chacun des Saint ce sont tous ces hommes et toutes ces femmes qui se sont laisser habiter par l’amour de Dieu et l’amour de leurs frères et qui ont préféré cet amour à leur propre vie Cet amour de Dieu et des frères jusqu’au mépris de sois les saints l’ont vécu dans la beauté et la profondeur de chacune des béatitudes qui peuvent être résumées dans la première : Heureux les pauvre de cœurs le royaume des cieux est à eux. Avec les Saints nos frères ainés, apprenons à chercher Dieu lui-même en empruntant le chemin des béatitudes sachant voir directement cette présence aimante de Dieu et la reconnaitre dans nos frères.
Le Saint, c’est celui qui vient de la grande épreuve
Vivres des béatitudes ne faits pas de nous des super héros humain. Les béatitudes ont été pour les Saint des voix pour entrer dans une amitié véritable avec Dieu. La grande épreuve de la vie avec Dieu c’est bien l’épreuve de la conversion radicale à la vie évangélique : C’est celle que Jésus propose au jeune homme « Si tu veux être parfait vas vends tout ce que tu as donne le aux pauvre puis viens et suis moi », à Zachée « Zachée descends vite c’est chez toi je veux demeurer », à la Femme adultère « moi non plus je ne te condamne pas vas désormais ne pèche plus », à Pierre et aux autres apôtres lors de sa passion « Veillez et prier pour ne pas entrer en tentation ». C’est cette grande épreuve que Dieu a proposé à son serviteur Job. Ce n’est seulement une épreuve de la Souffrance mais une conformation de l’homme au Christ mort et ressuscité : « Ils viennent de la grande épreuve ; ils ont lavés leurs vêtements, ils les ont purifiés dans le sang de l’agneau. C’est l’épreuve de cet exil pascale dans chacune de nos vies.
C’est aussi l’épreuve de la confiance à renouveler sans cesse en la puissance de la grâce de Dieu. Souvent dans notre vie chrétienne nous sommes plus à la recherche d’actes méritoire au lieu de faire confiance d’abord et avant tout à la puissance de la grâce de Dieu. Nous pouvons aussi par moment être dans une attitude où nous pensons avec beaucoup d’angoisse que tous les efforts que nous faisons sont vains. Les saints sont ceux là qui ont compris que Dieu peut tout faire de leur existence. Je vais finir cette méditation par cette petite histoire qui me semble montrer quelque chose de cette marche particulière de Dieu avec chacun de ces hommes et chacune de ces femmes que nous honorons en ce jour et notre propre histoire avec ce même Dieu qui radicalement transformé nos frères et sœurs les saints. La voici cette petite histoire :
Un porteur d'eau indien avait deux grandes jarres, suspendues
aux 2 extrémités d'une pièce de bois qui épousait la forme de ses épaules
L'une des jarres avait une fissure, et, alors que l'autre jarre
conservait parfaitement toute son eau de source jusqu'à la maison
du maître, celle qui était fissurée perdait presque la moitié de sa précieuse cargaison en cours de route. Cela dura 2 ans, pendant lesquels, chaque jour, le porteur d'eau ne livrait qu'une jarre et demi d'eau à chacun de ses voyages.
Bien sûr, la jarre parfaite était fière d'elle, puisqu'elle
parvenait à remplir sa fonction du début à la fin sans faille.
Mais la jarre abîmée avait honte de son imperfection et se
sentait sans valeur parce qu'elle ne parvenait à accomplir que la
moitié de ce dont elle était censée être capable.
Au bout de 2 ans de ce qu'elle considérait comme un échec permanent, la jarre endommagée s'adressa au porteur d'eau, au moment où celui-ci la remplissait à la source. "Je me sens coupable, et je te prie de m'excuser."
"Pourquoi ?" demanda le porteur d'eau. "De quoi as-tu honte ?"
"Je n'ai réussi qu'à porter la moitié de ma cargaison d'eau à notre maître, pendant ces 2 ans, à cause de cet éclat qui fait fuir l'eau. Par ma faute, tu fais tous ces efforts, et, à la fin, tu ne livres à notre maître que la moitié de l'eau.
Tu n'obtiens pas la reconnaissance complète de tes efforts", lui dit la jarre abîmée. Le porteur d'eau fut touché par cette confession, et, plein de compassion, répondit: "Pendant que nous retournons à la maison du maître, je veux que tu regardes les fleurs magnifiques qu'il y a au bord du chemin".
Au fur et à mesure de leur montée sur le chemin, au long
de la colline, la vieille jarre vit de magnifiques fleurs baignées de soleil sur les bords du chemin, et cela lui fit plaisir. Mais à la fin du parcours, elle se sentait
toujours aussi mal parce qu'elle avait encore perdu la moitié de son eau.
Le porteur d'eau dit à la jarre "T'es-tu rendu compte qu'il
n'y avait de belles fleurs que de TON côté, et presque aucune
du côté de la jarre parfaite? C'est parce que j'ai toujours su que tu perdais de l'eau, et j'en ai tiré parti. J'ai planté des semences de fleurs de ton coté du chemin, et, chaque jour, tu les as arrosées tout au long du chemin.
Pendant 2 ans, j'ai pu grâce à toi cueillir de magnifiques
fleurs qui ont décoré la table du maître. Sans toi, jamais
je n'aurais pu trouver des fleurs aussi fraîches et gracieuses."
Frères et sœurs cette petite histoire me permet de conclure en disant ceci : De fêlés qu’ils étaient Dieu a fait de tous ces hommes et femmes que nous honorons en ce jours des chefs d’œuvres de sa grâce. De nous aussi il veut, par la puissance de la croix de son fils, faire des amis. Par la prière des saints Daigne le Seigneur nous accorder cette ferme espérance que la configuration de notre vie au Christ et notre victoire sur le mal dans ses multiples facettes est possible. Daigne Marie mère du Seigneur et miroir de toute sainteté nous apprendre à accueillir la parole de Dieu et l’Eucharistie comme chemins d’amitié avec Dieu Amen |
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